21/07/2017

Comment réussir sa vie. (enfin.)




Un beau jour, alors que tu te ballades tranquillement sur les réseaux sociaux, tu prends soudain conscience que tu n'aimes pas ta vie.

L'un de tes potes a posté les photos de son super mariage, avec ses jolies marmots en enfants d'honneur, et toi, tu pinailles dans ta vie de couple (on peux même dire qu'elle est inexistante)

L'autre collègue est partie en sac à dos 6 mois pour découvrir le monde, et tes dernières vacances en Ardèche ne t'ont pas donnés le grand frisson attendu.

Et puis il y a l'autre là, le gars que tu détestais au lycée, qui arrêtait pas de se foutre de toi, qui aujourd'hui est 2 semaines par mois en déplacement à l’international pour son boulot, boulot qu'il adore et qui a l'air "tellement épanouissant"!

Enfin, il y a ton gentil rival, celui qui mange comme toi, vit comme toi, fait aussi peu de sport que toi, fréquente les même lieux que toi, mais qui à un corps de rêve, quand toi tu galère à fermer ton jean fétiche (bin oui, mais la vendeuse avait dit que c'était pas ta taille aussi!) en plus il est super sympa et tes potes ne comprennent pas pourquoi tu l'aimes pas trop trop... et à vrai dire toi non plus.

Tu éteins l'écran de ton téléphone, et tu commences à cogiter.
"Mais où est-ce que ça a merdé?"

Après tout, tu es gentil, intelligent, charmant, très bon camarade, et assez généreux.
Alors pourquoi toi, tu bloques? tu stagnes?

Et puis une petite voix intérieure te rappel: "Tu ne connais pas toute la vie des gens!"

Mais oui! c'est exactement ça!
On ne peux pas comparer sa vie entière à des bribes de petits morceaux de vie d'autres personnes! On ne voit pas leur vie dans son ensemble!

Ton pote fraîchement marié,  connait des problèmes de couples très importants. Ils se sont mariés pour tenter de raviver la flamme de leur amour, mais il semblerait que l'arrivé coup sur coup des 3 enfants ait eu raison de leur amour passionné. 
Ils n'éprouvent aujourd'hui l'un pour l'autre que de l'affection platonique, comme s'ils étaient babysitter professionnel de leur propres enfants, en 24/24.
Oui ils font régulièrement chambre à part, et ne partagent plus rien d'autre que les moments avec les enfants.


Ta collègue qui est partie en sac à dos ne trouvait pas de boulot. Et pas de moitié non plus. L'ambiance chez elle était trop lourde à supporter, alors plutôt que de suivre une thérapie pour s’alléger de tous ces fardeaux, elle a préféré chausser ses pompes de marche, a acheté un billet d'avion pour les Andes et est parti comme ça, sans se retourner, comme pour ne pas voir que les fantômes du passé partaient avec elle.
Comme toi, elle rêve du grand Amour, celui qui pourrait la faire s'installer à un endroit fixe, pour le reste de sa vie, tout en donnant l'impression de voyager chaque matin.
Comme toi, elle rêve de ce job qui lui donnerai les frissons à chaque nouveau succès.
La seule différence, c'est que, contrairement à ce que l'on pourrait croire, elle n'a pas de véritables amis à qui se confier, avec qui  improviser des sorties de dernière minutes (les meilleurs). Elle n'a même pas d'animaux, elle ne se sent pas assez digne de les accueillir. Elle est triste, et chaque jour elle lutte contre l'obscurité. C'est pour cela qu'elle est parti chercher la lumière sur la route.


Jean Rénald tu le détestes. oui vraiment. Mais lui se déteste encore plus.
Il passe sa vie à bosser comme un forcené. Oui il voyage, mais visite très peu (forcement, il bosse!). Et puis on a connu un peu plus glamour qu'un port de marchandises un dimanche de Novembre... 
Depuis que sa femme est enceinte de son premier enfant, il panique et s'en veux de ne pas être la. En même temps, c'est son salaire qui fait vivre confortablement sa famille. Donc il est coincé.
Il n'a pas d'autres compétences que celles qu'il déballe chaque jour, ce qui veux dire que peux importe la société dans laquelle il ira travailler, il ferra exactement la même chose, les mêmes déplacements, les mêmes costards, les mêmes sourires faux-cul alors que sa femme et bientôt son enfant seront à la maison à l'attendre.
Et oui, des fois Jean Rénald il rêve de rentrer chez lui chaque soir a 17h30, en ayant le même salaire pour éviter à sa femme de devoir travailler, et pouvoir la couvrir de beaux apparats même quand c'est pas les soldes.
Un jour, peut être, il pétera un câble et ouvrira un élevage d’ânes nains dans le Cantal, il ne portera plus de costard de sa vie, mais vissera sur sa tète un chapeau de paille tout pourri, et ça sera son signe extérieur de rébellion à la "société de consommation qui nous abrutie". (c'est lui qui l'a dit sur le groupe Facebook "Riches et Révolutionnaires - les R&R")

Et ton meilleurs rival, tu lui envie son corps? vous avez la même vie à peu de chose prés. Et le peu de chose prés en l’occurrence, c'est les 6h de sport intensif qu'il fait chaque semaine! chaque matin, il se lève 1h30 plus tôt que toi, il attaque directement par 1h de sport intensif, et passe au petit dèj hyper healthy.
Bin oui, tu croyais franchement que c'était son métabolisme qui lui donnait son fameux "sixpack"? Si toi aussi tu les veux ces abdos, tu sais ce qu'il te reste a faire!


Tu l'auras compris. Les autres ne laissent paraître que ce qu'ils veulent bien montrer.
Toi même je suis sûr, sur les réseaux sociaux tu postes des photos, des statuts, des commentaires qui laissent penser que pour toi, dans ta vie, tout va pour le mieux, que tu es entourés d'amis dans tout les sens, que tu ne t'ennuie jamais, mais à aucun moment tu n'exprimes ta solitude d’après boulot. A aucun moment tu ne dis clairement que ce soir, tu t'es endormi sur ton canapé, comme souvent, parce que tu n'avais personne à rejoindre au lit, à câliner, et que ça te faisait trop de peine de l'affronter.

Oui, je suis sûr, tu as bien compris. 
Ne te compare pas aux autres, ne te sens pas en compétition avec ce que tu peux voir sur internet ou ce que peuvent te raconter les autres.
Tu es toi, à toi de trouver ce qui te rendra heureux. Et si tes photos ne sont pas assez jolies pour les poster sur Insta, on s'en tape le jambon.
Ce qui compte c'est que toi, ce que tu as vécu à ce moment la, t'a procuré de la joie, et t'a conforté sur le chemin du bonheur.

Oui le bonheur c'est aussi simple que ça. Penser à soi en priorité, ne pas s’arrêter au regard des autres, mais bien regarder autour de soi. Il existe parfois des trésors qui n'ont pas besoin de carte pour être trouvés. Tu as juste à te pencher pour les cueillir. 

Sisi, je te jure que c'est vrai wsh. (voila, j'ai posé wsh, je suis trop fière de moi)

Maintenant réfléchi et dis moi quelle est ta source de joie simple et inattendue?

Moi? voir le ciel couleur flammes certains soirs d'été (oui c'est gnagnan mais c'est joooliiiieee!)



[J'ai la Flemme]





Si tu te reconnais, c'est normal 💖

07/07/2017

L'éponge - ou comment (sur)vivre quand on est empathique







Tu ressens en toi cette douleur quasi permanente.
Sans trop savoir depuis quand elle est la, tu la subis chaque jour comme un fardeau.
Jusqu'à maintenant, tu ne te posais pas trop de question, elle était la, c’est tout, c’était ainsi.
Puis un matin elle est devenue trop lourde.
Beaucoup trop lourde.

Alors tu t’es posés des questions.

Comment font les autres pour avancer ? 
Pour réussir à garder le dos bien droits malgré tout ce poids?

Et tu as compris.

Rares sont les personnes qui comme toi prennent tout à leur compte.
Tu en as croisé très peu sur ton passage, mais même avec ces personnes la, lorsqu’elles partageaient avec toi, tu ne pouvais t’empêcher d’absorber leurs malheurs. Comme si ton âme se nourrissait de toutes ces souffrances pour se sentir vivante.

Oh bien sur il y a ceux qui pensent être réellement empathique, mais qui finalement se couche le soir et dorment dans un calme serein. Qui le lendemain savent se recentrer sur leur vie et leur personne, surement pour se protéger certes, mais qui ne comprendront jamais ce que toi tu peux ressentir.

« Mais tu penses à de ces trucs toi ! »
Oui, tu y penses tout le temps. Parfois des années après. Ce ne sont jamais de bonnes choses qui restent, toujours les pires images.

« On dirait que tu n’as pas de bons souvenirs à te rappeler ! »
Oh si, tu en as, mais ceux qui ont marqués ta chair ne sont pas les plus réjouissant. C’est triste, mais ton Toi fonctionne ainsi.

Le constat est clair : tu es une Éponge.

Diantre, une éponge.

Le moindre petit tracas dans ton entourage et te voila plus mal encore que les principaux concernés.
Et tu souffres de ne pas pouvoir partager tes états d’âmes personnelles, car oui, rares sont les personnes qui lisent en toi comme tu lis en eux.
Rare sont ceux qui sentent ta peine, ta douleur, juste en t’écoutant respirer.
Toi tu perçois le moindre dérèglement dans l’air, tu le prends pour toi et essaye de tout remettre en ordre.

Mais alors, qui en ferra de même pour toi ?

Le bât blesse. Personne si ce n’est toi.
Parce qu’en plus d’être à l’écoute des autres, il faut être à l’écoute de ton Toi.

Oui, tu es seule pour t’occuper de toi.
Tu décides alors de te forger cette carapace, pour te centrer sur toi et toi seule, pour te mettre à l’abri des émanations extérieures, mais tu ne sais pas faire, tu ne peux pas le faire. Ta nature à toi, ton carburant toxique, ton besoin impérieux, c’est de sauver les autres. Ils ne peuvent pas survivre sans toi. Tu es leur boussole. Après tout, pourquoi te parlent-ils de leurs difficultés si ce n’est pour que tu les aides ?

Puis quand arrive le moment de parler de la lourdeur de ton cœur, de ta difficulté à digérer le monde qui t’entoure, tout le monde regarde ses baskets, comme si cela commençait à devenir gênant.

Et puis ne l’oubli pas, tu es un éponge.

Alors même lorsque ce que tu peux raconter met mal à l’aise, tu le prends pour toi, et te rajoutes un nouveau poids supplémentaire.

« Je lui ai fait de la peine, je l’ai bien vu. »
Oui, tu oublie aussitôt que cette personne n’en avais rien à faire de ton histoire, et tu prends à nouveau à ton compte le comportement d’autrui, en ayant déjà oublié que ton besoin premier était juste de partager une partie de ce que tu portes.

Oui tu souffres vraiment. Mais après tout, il y a pire ailleurs non ?

Ah bah tiens, justement, oui il y a pire ailleurs.
Sauf que là où la plupart des gens passeront à autre chose après avoir vu les images de la dernière guerre en date, toi tu le prends en pleine poire.
Bin oui, tu ne peux rien faire pour empêcher ça, donc c’est un peu de ta faute après tout, non ?

La sur ce point c’est un peu exagéré de penser ça, tu le sais bien, mais il n’empêche que tu ressens la vrai douleur de ces gens que tu ne connaîtras jamais.




Dans ton entourage, on te parle parfois de « dépression » mais toi tu préfère te dire que tu es « empathique ».

La Langue Française est ainsi faites, les mots ont leur importance.

L’étymologie de ce mot signifie « souffrir avec » (em/pathie).

C’est exactement ça. En plus de partager, tu souffres réellement avec l’autre et pour l’autre.

« Mais pourquoi tu veux aider tout le temps ? »
« Tu devrais te protéger au lieu de vouloir aider tout le monde ! »
Mais oui mais c’est bien sur ! Heureusement qu’on te le dit sinon tu n’y aurais pas pensé seule, gourdasse que tu es !

Non sérieusement, pourquoi poser ce genre de question ? Ça revient à dire « prend une douche pas trop chaude si t’as chaud ».
Nan ? Sérieux ?

Bref, essaye de penser un peu plus à toi, et à t’éloigner de tout cet environnement toxique, histoire de sentir l’air passer dans tes poumons, le soleil chauffer ta peau, le vent glisser entre tes doigts, et ton cœur s’alléger de ce poids.

Un jour tu sauras te protéger.

Ou pas.



[J’ai la Flemme]




Un article assez sympa qui traite du sujet :


Toujours sur ce blog, voici un petit test à faire pour connaitre votre degré d’empathie :

J’ai obtenu 61 à ce test, et vous ?


05/05/2017

[de vous à moi] Comment fonctionnent les élections Présidentielles Françaises?








En cette période d’élection présidentielle en France, je m'étais juré de ne pas parler politique sur le blog. Apres tout, c'est un blog d'Humeur, on est la pour rigoler et se détendre, alors pourquoi faire subir à mes lecteurs encore une couche de politique?

Mais finalement, en réfléchissant, et après avoir vu les résultats du 1er tour, je me suis dis que cela influençait suffisamment ma vie pour que j'en parle.
Alors je vais simplement expliquer 2-3 choses qui, au fur et à mesure des rencontres et de mes recherches internet, m'ont permis de me forger une opinion, tout en restant ouverte au débat.
Attention je te préviens ça risque d’être long... Mets tes lunettes, prépare toi un café, et ouvre ton cerveau.

Comment fonctionne les élections en France?

C'est assez simple, et sur le papier, on se dit que c'est un système électoral qui sent bon la démocratie.
Je vais schématiser, peux se présenter à l'Election présidentielle à peu prêt tout le monde, il faut simplement remplir les mêmes conditions que pour être électeur. 

Donc en gros: "Ainsi peut être candidat tout Français ou Française, âgé(e) de 18 ans, jouissant de ses droits civils et politiques et n'étant pas dans un cas d'incapacité prévu par la loi." 


Ça c'est ce que rappel le conseil constitutionnel. Simple et démocratique.

Mais pour voir sa candidature validée, il faut obtenir les fameux "Parrainages". C'est à dire que 500 élus de la république (minimum) vont apporter leur soutient à leur candidat favoris. Si tu veux savoir les résultats des parrainages de cette élection 2017, clique ici.

Donc finalement beaucoup se retrouve déjà recalés avant même que la campagne ne commence.

Bref, après cela, seront donc présent au scrutin du 1er tour un certain nombre de personnes. 
Cette Année, ils étaient 11. 
Oui, 11, ça fait du monde. 
Mais (parce qu'il y a un Mais!) Tous ne serons pas perçus comme pouvant être présidentiable! et oui zouzou! on est en démocratie mais les chances ne sont pas les même pour tous...Souvent on entend bien parler les 3-4-5 plus gros et les autres sont relégués au rang d'amuseurs, sans qu'on prenne la peine d'écouter ce qu'ils disent.

C'est la qu'on verra apparaître la notion de "Vote utile". Bin oui, pourquoi donner ma voix à Cheminade alors qu'il n'a aucune chance de réussir? ma voix n'aura servi a rien... Bref, c'est faux, mais après tout chacun vote comme il veut, donc je ne me permettrais pas de juger.

Donc, suite au scrutin, notre système électoral sélectionne les 2 candidats qui aurait obtenus le plus de suffrage exprimés, pour un second tour.

Suffrages exprimés car on ne comptabilise pas les votes blanc ou nuls, et on ne compte pas non plus les abstentions. On ne compte le nombre de voix que pour les bulletins en règles et on fait des pourcentages à partir de ces chiffres.
Ce qui fait que lorsque l'on cumule les pourcentages de chacun des candidats, on arrive a 100%.
Sauf que voila, c'est 100% des suffrages exprimés, et non pas 100% des électeurs.

Si tu as suivi, il y a ceux qui ce sont abstenus (et que ne sont donc pas déplacés) et les votes blancs/nuls (ceux qui se sont déplacé mais qui n'ont pas glissé un bulletin conforme dans l'enveloppe, comme ici) qui sortent de la comptabilité des candidats, et rentrent dans les chiffres dits de "L’abstention". Donc oui, que tu te déplace pour faire valoir ton droit de vote, ou que tu reste chez toi à regarder Drucker sur son canapé rouge parler avec Franck Dubosc, c'est pareil en France.

Cette année, tout le monde -journalistique- s'est félicité du fort taux de participation.
et c'est normal puisque les dernières élections donnaient des taux d'abstention bien supérieur à 20%, voir frôlant les 30% (comme en 2002).
Cette année voici le résumé:



et quand on compare avec les années précédentes, on se rend vite compte que le taux d'abstention de 2017  est en réalité super élevé!



Donc plus de 77% des inscrits se sont déplacés en bureau de vote, mais une fois retiré les votes nuls ou blancs on arrive à un peu plus de 75% de suffrages exprimés, soit plus de 
36 millions de personnes.
Ensuite on regarde les résultats de ce premier tour:





On a donc nos deux candidats pour le second tour, youpi.
Sauf que...

D'une part, nos deux candidats au second tour on en fait cumulé seulement 45% des suffrages exprimés, ce qui veut dire que 55% des autres votants ne se retrouvent pas dans ces candidats! vous suivez?

et si on ajoute à cela les abstentions et les votes nuls/blancs, on obtient au total, (attention accroche toi bien...) presque 66% des inscrit n'ayant pas voté pour ces candidats!! oui oui! 
dans notre super-genial-maxi-tropbien-systeme democratique que le monde entier nous envie, 66% des électeurs inscrits doivent, au second tour, choisir un candidat qui ne leur convient pas!! (petit calcul simple: nombre d'inscrit - nombre de voix cumulés pour les 2 candidats qualifiés= nombre de personnes n'ayant pas voté pour eux, puis calculer la cote part en pourcentage.)

Alors forcement, tout le monde entend râler et on se demande bien pourquoi puisque notre démocratie a choisi!

"Oui mais il fallait aller voter aussi! on ne se plein pas si on ne vote pas!"

Sauf que le premier chiffre annoncé est lui aussi exorbitant!

Les 2 candidats numéro 1 ne cumulent même pas 50% des suffrages!! plus de la moitié des électeurs se sentent donc perdant et pris au piège du système!

Dans l’idéal, en temps normal, ceux la resteraient chez eux, à regarder le replay de Josephine Ange Gardien, mais cette année, tous se retrouvent face à un dilemme.

Parce que cette année, on doit choisir entre M. MACRON et Mme LEPEN.
Entre Mme la fille de et M. Uber. Ça sent un peu le caca.

En 2002, tout le monde s'est levé d'une voix pour dire Non à M. PAPA.
Mais bizarrement, beaucoup moins aujourd'hui. On entend même parfois des "Le FN est un parti comme un autre, blablabla..." Sauf que non... 
bon, mon propos de départ n'est pas de faire la liste de pourquoi j'aime pas le FN, et je trouve triste qu'aujourd'hui il faille se justifier de ça justement (mais non, j'ai pas a vous dire pourquoi j'aime pas le FN p*tain, C'EST LE FN b*rdel!!)

Donc beaucoup de personnalités appels à faire "barrage au FN", "Tout sauf le FN", "Front républicain" Toussa...

Sauf que forcement, quand on sait ce que je viens d'exposer, on comprend un peu mieux pourquoi certains, ne sont pas du tout, mais alors pas du tout emballés pour voter ce dimanche...

Je voudrais juste conclure en rappelant que dans notre constitution, les pouvoirs du président sont suffisamment limités pour que ce soit le Parlement qui décide de voter des lois. Le gouvernement nommé par le Président de la République ne sont la que pour donner des orientations, et indiquer les priorités.
(sauf en cas d'application de l'article 49.3 mais ça c'est autre chose...)
Donc dimanche, faites ce qu'il vous plait (même si le FN c'est du caca), mais pensez bien que les élections législatives arrivent à grands pas, il est donc très important la aussi de se mobiliser pour que l'assemblée soit la plus représentative possible des Français. (et pas juste de 45% d'entres eux...)


[...]


N'hesitez pas a me dire en commentaire comment vous vivez cette élection!



28/04/2017

[Top 10] Je m’énerve quand...




Il faut savoir rester calme en toutes circonstances.
C'est la base des relations humaines.
Alors non, non, non et non, on arrête de s’énerver pour rien.
Les gens aiment les SuperSayen seulement à la télé, pas dans la vie de tous les jours.

Voici les 10 situations ou garder mon calme relève du talent de comédien oscarisé... (façon Di caprio dans The revenant)

1- Les gens mal garés.
J'ai un gros problème avec ça. Dès que je cherche une place et que je tombe sur une voiture garée à l'arrache, je ne peux m’empêcher de pester. Encore plus si de loin, j'avais l'impression qu'il y avait une place de libre, et que finalement c'est la déception...
"Raaaah mais il est sérieux lui avec sa voiture de merdeuuuuuuuhhhh! on vit en société quand même, un peu de respect pour les autres! comment on peux être si égocentrique naméo!"
Oui, je deviens soudainement très, très altruiste...





2-Le vêtement qui se coince dans la poignée de porte.
Bon, là je vous fais pas de dessin. C'est juste incompréhensible, à croire qu'il y a une histoire d'amour secrète entre les poignées et les fringues... (les plus fidèles comprendront très vite que ça m'exaspère au plus haut point puisque ce n'est pas la première fois que j'en parle...)
"mais c'est pas possible çaaaaaa! laisse moi bouger comme je veux fo*tue porte de merdeuuuuuuuuuh!"




3-Quand on me dit "Tu es jolie AUJOURD'HUI!"
Je remets dans le contexte. Je ne suis pas ultra féminine. J'aime le confort de mes Stan Smith, et l'universalité de mes jeans (tu t'attendais pas à voir un mot de 6 syllabes ici hein! 😁 désolée si je t'es pris par surprise cher lecteur!)
Donc dès que je porte un semblant de jupe/robe/ blazer ou une paire de chaussure "de fille", bim, j'y ai droit. A croire que c'est la seule façon d’être "jolie" aux yeux du monde...




4-Quand on me pose des question en série.
"Tu-fais-quoi-comme-boulot-ça-marche-bien-t'as-fait-quelque-chose-à-tes-cheveux-c'est-qui-ton-coiffeur-il-est-gentil-c'est-normal-que-c'est-plus-long-d'un-coté-que-de-l'autre-ah-bon-sinon-t'es-jolie-aujourd'hui..."
STOOOOOOP!! respire un peu entre tes phrases la! p*tain de questionnaire de merdeuuuuuuuh!





5-Quand on ne m'écoute pas, mais que finalement, il fallait m'écouter...
Bien, alors la, c'est assez courant malheureusement. Je réfléchi beaucoup, donc quand je propose une solution, elle est très souvent bonne. Non pas que j'ai tout le temps raison sur tout (quoique...) mais simplement, on ne prends quasiment jamais mon avis en compte. Que ce soit au boulot, à la maison ou avec la famille/les amis, je déteste quand on me demande mon avis "pour la forme"...
"MAIS C'EST QUOI TON PROBLÈME B*RDEL! SI TU ME DEMANDES, C'EST POUR ECOUTER UN MINIMUM NAN? ALORS POURQUOI TU VIENS PLEURER MAINTENANT!!!"




6-Quand l'homme s'endort paisiblement après une embrouille...
Comment fait-il? Toi tu te repasses le film de ladite dispute, et lui ronfle comme un goret juste à coté.
Allongée sur le dos, les mains crispées sur la poitrine, tu as les yeux écarquillés en imaginant tout ce que tu aurai envie de lui dire, là, maintenant, TOUT DE SUITE, et lui est tranquillement entrain de rêver de Bisounours.
Une seule envie: lui mettre un subtile coup de pied pour qu'il se réveille et que tu puisses enfin sortir tout ce que tu as sur le cœur... "Ah, toi non plus tu dors pas! justement, concernant ta critique de mon sauté de porc, je voulais quand même rajouter une chose..."




7- Quand un papi me double dans la file de la boulangerie. (marche aussi très bien avec les mamies)
Que les choses soit claires. Je ne parle pas du tréééés vieux papi de 97ans qui ne pige plus rien à ce qui l'entoure (ou qui aime nous le faire croire), je te parle du papi de 70ans, retraité, qui n'as rien d'autre à faire de la journée que d'acheter son pain à l'heure de pointe quand tu sors du boulot, et qui, comme la boutique est bondée, se faufile discrètement pour aller regarder les pâtisseries en vitrine de l'autre coté, et qui finalement, te passe devant lorsque la vendeuse demande "c'est à qui?".
Tu vois le genre? mais si, tu sais, la marche en crabe, le regard dans le vague ou qui vérifie si l'installation électrique est bien aux normes, et le petit air innocent... "ah, vous étiez la avant, ah bon, je sais plus, j'ai pas fais attention, je suis vieux, mon cerveau n'est plus tout jeune..." (et je vous emmerde inscrit dans ses yeux)




8- Les gens tout le temps zen.
La il y a forcement un truc que j'ai du louper. le gars tu lui parles Deadline urgente, impératif, et surcharge de travail, le gars te répond juste:
"Ok, Tkt 😉"  
AVEC UN CLIN D’ŒIL! IL VEUT DIRE QUOI CE P*TAIN DE CLIN D’ŒIL?
Est-ce que ça veux dire "on verra bien 😉"?
Est-ce que ça veux dire "tu me connais, je foire à chaque fois 😉"
Est-ce que ça veux dire "hey, t'es jolie aujourdh'ui 😉"
Diantre... on dirait qu'ils font exprès juste pour je me transforme en Hulk...




9-Les "Passifs-agressifs"
Autant les gens zen, ça peux agacer, mais bien souvent, leur patience à toute épreuve permet de remettre un peu de sang froid dans le circuit quand je commence à surchauffer de stress, autant les passifs agressifs...
Du fait de mes multiples activités, j'ai rencontré un paquet de personnalités différentes, et mon fort caractère m'a souvent joué des tours. Mais d'une manière générale, après une petite période d'apprivoisement, on fini par boire des coups et refaire le monde en rigolant, peu importe le caractère que j'ai en face de moi.

Pas avec ces gens la. Non vraiment. Quand je n'arrive pas à accrocher avec quelqu'un, que quoi que j'essaye, ça finit toujours par me gonfler, jusqu'au simple bruit de sa respiration, sans savoir pourquoi (puisque cette personne est de base considérée comme calme et gentille) c'est qu'il y a eu agression sournoise.
Tu sais, ces personnes qui lance des petits pics, mais comme elle parle doucement, c'est de ta faute a toi si tu t’énerves hein! mais si, tu sais, la petite remarque de trop, quand t'es déjà bien remonté genre "ah bon, pourquoi t'y arrives pas, c'est censé être facile pourtant" sur un petit ton enjôleur et plein de fleurs roses et plein de petits oiseaux qui gazouillent.
J'arrive enfin aujourd'hui à bouillonner intérieurement, sans leur répondre frontalement.
Simple et efficace.



10- Quand on me répond "Calme toi"
T'es au level Max de l’énervement, le gars en face de toi te sors ça, tu fais quoi?
"c'est vrai que maintenant que tu le dis, je trouve que je me suis trop vite emporté, je m'excuse de la gêne occasionnée, et te pris de bien vouloir renouveler ta demande qui m'a l'air somme toute tout à fait constructive. Tu disais donc? (et encore désolée si ma colère a pu t'effrayer...) veuillez agréer mes salutation distinguées"
LOL
nan en vrai cette phrase n'a jamais calmé qui que ce soit, on est d'accord? (dites d'accord svp)





Je devrais rester calme, apprendre à affronter mes émotions, les accepter, blablabla...
Sérieux?

[J'ai la Flemme]



Allez, à vous de me dire quelles sont les choses qui vous énerves vraiment trop...
(je lirai vos com en mangeant du pop corn pour essayer de ne pas m’énerver...)




21/04/2017

J'ai fermé la porte à clefs

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Cet article a été écrit très tard dans la nuit de jeudi à vendredi. Il n'est donc pas très structuré et même si je l'ai relu et mis en page à tête reposée, j'ai voulu garder la structure "à chaud"
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Il est 22h30, je regarde un programme bofbof à la tv et je me promène sur Facebook dans le même temps. Puis je tombe sur une vidéo en direct parlant d'une nouvelle attaque à Paris, sur les Champ Elysée. (Sic)

Je ne parle jamais de ce genre d’événement. Ni de vive voix, ni à l'écrit, sur mon mur Facebook par exemple. Car je sais que les réactions des personnes à qui je m'adresse risqueraient de me décevoir. Je parle donc pour la première fois de l'effet que me fait ce genre d'info urgente.

Je suis, de base, quelqu'un de très gentille (naïve diront les extrémistes) donc j'ai toujours eu du mal à comprendre comment certains se délectent de la souffrance des autres, ou qu'ils aillent jusqu’à tuer quelqu'un de sang froid.
Ça je crois, je ne comprendrai jamais. Comment à un moment dans ta vie, tu peux te dire à toi même "tuer (ici au hasard) c'est cool". Non vraiment, j'ai beaucoup de mal à comprendre.

Je vais pas vous la jouer mère de famille inquiète du futur de ses enfants hein, après tout, nous aussi nous sommes dans ce monde, donc nous aussi nous aspirons à plus d'apaisement. Mais c'est vrai. Je suis un peu inquiète. 
Même si la France vient de passer par une période de calme relatif suite aux années mouvementées de la fin du siècle dernier (voir la chronologie wiki ici) on arrive aujourd'hui dans une ère où le terrorisme est partout, puisqu'il s'agit de personnes isolées qui agissent seules et non de grands groupes locaux aux revendications locales, internes à la France.
Ajouté à cela une bonne dose d'informations circulant en un claquement de doigts, et on se retrouve à visionner des images terribles alors que les corps des pauvres victimes sont encore chauds.
Bref, nos enfants devront donc, en plus de la crainte qu'un fou furieux ne s'attaque à eux, vivre en permanence avec ces images de douleurs venant du monde entier, en continue, sans autre filtre que leurs paupières. Ils seront soumis à cette dictature du sensationnel, car l'humain est ainsi fait. Il aime avoir peur, ressentir à la fois dégoût, compassion, et colère.

Alors en bonne humaine que je suis, j'ai zappé sur une chaîne d'infos en continue pour avoir plus de "détails". 
"Surtout pas BFMTV" me suis-je dis, certaine de pouvoir trouver un peu de bienséance chez leurs concurrents. Mais je le savais au fond de moi. Ces "journalistes" ne sont pas bénévoles. Même s'ils ont des convictions, leur patrons leur exigent des résultats palpables, tangibles, en monnaie sonnante et trébuchante. Mais bon, sur le moment je n'y ai pas plus pensé que ça. Il était tard et mon cerveau reptilien avait faim de violence.
Comme il n'y a pas grand chose à se mettre sous la dent, ils interviewent des passant présents au moment des heurts. Puis on voit ces passants glisser de 3 mettre sur sa gauche pour être interviewés par une autre chaîne. L'une d'elle raconte ce qu'elle a vu, entendu, son incompréhension, et les journalistes insistent pour la faire parler de ses émotions. Ils ne veulent que ça, de l'émotion.
"Vous avez paniqué?" demande le journaliste
"non pas trop" répond la dame. "mais il y a eu un vrai mouvement de panique, on a essayé de rassurer les touristes qui étaient avec nous." poursuit-elle. 
"Oui mais vous, vous avez paniqué alors?" insiste le journaliste. 
"Non non" répond-elle de nouveau.
Pas assez intéressant, on passe à son mari alors. 
"Monsieur, vous avez ressenti la panique vous?
Diantre. Si elle avait pleuré, ils l'auraient passé en boucle toute la nuit...

Bref, s'en est suivi une ribambelle d'annonces creuses et de questions tout aussi creuses de la part des journalistes plateau pour combler les vides...
"Savez vous ou sont hospitalisés les blessés?
"Non, pas d'information pour le moment" répond "l'expert" maison. 

La j'ai pesté. 
"Mais pourquoi diantre veux-tu dire au monde entier où sont soignés les blessés? Tu veux vraiment qu'ils soient retrouvés pour être achevés?"
J'ai éteints ma TV.
Je me suis souvenue pourquoi je ne regarde plus les infos à la télé.

Et puis j'ai cogité. Un petit moment. Et j'ai sentie cette boule au ventre remonter jusqu’à ma gorge. Mélange d'indignation, d’incompréhension, et de peur.
Je me suis levée pour aller me coucher. 
Je me suis arrêtée un instant. 
Je me suis dirigée vers ma porte d'entrée. 
J'ai fermé ma porte à clefs, en me disant "ils ont gagné les bâtards".

[...]